« En 1972, René Ameline, ingénieur du son renommé depuis la fin des années 60, fonde les Studios Ferber en plein cœur de « la campagne à Paris ».

Le début des années soixante-dix marque alors l’explosion des studios d’enregistrement en France. Ce développement spectaculaire offre désormais aux artistes français la même qualité sonore qu’aux Etats-Unis ou au Royaume Uni, attirant les artistes étrangers à venir y enregistrer.

Dans ce contexte, René Ameline, à seulement 25 ans, construit l’un des plus grands complexes parisiens, l’une des premières structures indépendantes de la capitale qui demeure à ce jour un lieu de référence pour l’enregistrement et le mixage de disques comme de musiques de films. Il associe une acoustique exceptionnelle au nec plus ultra du matériel de l’époque. Tout y est réuni pour des conditions de travail des plus confortables, du bar-restaurant ouvert de jour comme de nuit où se côtoyait le tout-Paris jusqu’aux appartements disponibles pour les artistes.

Au cours de cette même année, Le Studio A ouvre ses portes. Conçu pour l’enregistrement de tous types de formations, il peut accueillir facilement jusqu’à 60 musiciens. A l’arrière, la section rythmique est surélevée et acoustiquement séparée. Equipé d’un projecteur 35mm, un écran de cinéma la surplombe permettant l’enregistrement de la musique à l’image.

Début 1973, c’est au tour du Studio B d’être inauguré, plus dédié au mixage et aux formations dites pop, il accueille jusqu’à 20 musiciens.

A l’origine, ses deux cabines furent les premières au monde à être équipées de console Automated Processes inc (API) quadriphonique dotée de 32 entrées et contrôlées par ordinateur, mais également le premier studio de la capitale équipé de magnétophones 24 pistes dolby.

Dès son ouverture, Les Studios Ferber donnent naissance à des albums majeurs comme ceux de Christophe « Les Paradis Perdus » et « Les Mots Bleus » ou encore celui de Marc Cerrone « Cerrone IV » précurseur du son Disco. Par ailleurs, ils sont aussi le lieu d’enregistrement des pionniers de la musique électronique comme Space Art et Jean Michel Jarre.
En quelques mois, les studios se forgent une réputation à l’international et donnent envie à des artistes tels que Cat Stevens, Black Sabbath, Emerson Lake & Palmer ou encore Frank Zappa d’y séjourner.
En 1980, Les Studios Ferber collaborent avec le studio Tape One U.K. et développent le seul studio mobile en France de l’époque.
En 1999, Les Studios Ferber ouvrent le Studio D, ainsi que plusieurs espaces dédiés à des arrangeurs et réalisateurs freelance.
Dix ans plus tard, en avril 2009, le Studio D est réagencé et équipé pour le mixage 5.1.
En 2014, Renaud Letang, tout en poursuivant sa carrière internationale, se voit confier par René Ameline l’avenir des Studios Ferber.
Le 13 avril de cette même année, Réné Ameline disparaît.

Depuis plus de 40 ans, les Studios Ferber perpétuent la tradition de l’enregistrement et travaillent avec les plus grands artistes, réalisateurs, compositeurs et orchestres nationaux et internationaux (récompensé par de multiple Grammy-Awards, disques d’or, Victoires de la Musique et Césars).

Les studios Ferber sont également des studios de référence dans le monde du jazz, notamment depuis 1991, année où René Ameline, grand ami et collaborateur attitré de Francis Dreyfus depuis les débuts de Motors, contribue au lancement de Dreyfus Jazz.

L’enregistrement et le mixage d’innombrables musiques de films, séries télé et publicités en font l’un des studios de prédilection de compositeurs et arrangeurs mythiques.

Son atmosphère particulière en fait un lieu idéal de tournages de films parmi lesquels on peut citer : « Je vous aime », « Peur sur la ville », « Elisa », « Gainsbourg Vie Héroïque » ou encore d’émissions musicales comme « Sex Machine », « Le Ben & Bertie Show » ou « Alcaline ».

Aujourd’hui, Les Studios Ferber, alliant le meilleur de l’ancien et du moderne, continuent de se développer et de partager leurs services et compétences dans de nouvelles activités, restant un formidable lieu de créativité. »